Le secteur de la construction n’échappe pas à la révolution du numérique et de l’industrie 4.0

Fabrice Rossignol, IRCER

Mots-clé: fabrication additive

Aujourd’hui le secteur de la construction à l’échelle mondiale fait face à un déficit de productivité car la proportion des opérations manuelles reste importante, notamment dans les pays en voie de développement. Ceci a pour conséquence un déséquilibre entre une offre insuffisante pour satisfaire et une demande en forte croissance en partie liée à une démographie galopante. Au-delà, ceci se traduit également, dans les pays en voie de développement, par un déficit d’image auprès du grand public dont souffre le secteur industriel de la construction qui ne véhicule pas assez une image de high tech et d’innovation permanente.

Pourtant les innovations sont nombreuses. Elles vont des matériaux aux procédés en passant par la conception de bâtiments intelligents ou chaque élément de la structure est associé à des capteurs qui permettent d’assurer le “monitoring” des performances (mécaniques, thermiques…) en temps réel et d’en évaluer la durabilité. Citons également les travaux menés sur la minimisation de l’empreinte carbone ou encore le recyclage. Au-delà, de nouveaux modèles économiques apparaissent. Ils exploitent massivement la chaîne du numérique. Le secteur de la construction n’échappe pas à cette révolution économique et est en passe d’opérer sa mutation. On parle d’industrie 4.0 qui couple dans une logique d’économie circulaire autour de l’internet des objets des domaines tels que la simulation numérique et le big data, la robotique ou cobotique, la fabrication additive numérique, etc… A quand donc une maison imprimée en 3D dans la journée ? En fait, les technologies d’impression et les solutions matériaux associées existent déjà  et la révolution est en marche !

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